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Bouddhisme : Philosophie qui respecte toutes religions !

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  Pour mieux comprendre, en quelques termes, les fondements de la philosophie bouddhiste… Fabrice Midal

A comme Abhiseka à Z comme Zen…

Abhiseka

L'Abhiseka signifie la "transmission de pouvoir". Durant cette cérémonie initiatique, le pratiquant est autorisé par son maître à invoquer une déité de méditation. C'est un moment essentiel sur son chemin spirituel.

Le Bouddha

Le Bouddha historique, qui inventa le bouddhisme, est né sous le nom de Siddharta Gautama. Il est admis qu'il vécut entre la fin du VI ème siècle et le début du V ème avant notre ère. Prince issu d'une haute caste de guerriers, il est aussi appelé Bouddha Shakyamuni car il était originaire de la tribu des Shakya, dont le territoire se situait dans l'actuel Népal. Le nom de Bouddha, qui signifie "l'éveillé" en sanskrit, la langue de l'époque, lui a été donnée par les disciples qui suivirent son enseignement.

Compassion.

La compassion est ce mouvement qui conduit les hommes à vouloir préserver les êtres de la souffrance. Pour le bouddhisme, tous les homems ayant la capacité d'être touchés et émus ont en eux le germe de la compassion. Ce qu'on appelle le chemin spirituel montre comment faire croître cette graine pour le bien de tous.

Dharma.

Le Dharma désigne la vérité, la loi de ce qui est. Il désigne aussi l'enseignement de cette loi par Bouddha qui, le 1er, en prit conscience et la formula.

Eveil.

L'Eveil désigne la fin de l'obscurcissement, qui empêche les êtres humains de voir les choses telles qu'elles sont. L'image du ciel recouvert par les nuages permet de comprend que l'Eveil est toujours là, comme le ciel, même masqué. La vraie nature des êtres est temporairement cachée par ce que l'on appelle la confusion.

Impermanence.

L'Impermanence est la manière pour le Bouddhisme de décrire la réalité. Tout ce qui à l'existence doit disparaître un jour. Rien ne peut échapper à cette loi. Le Bouddhisme insiste sur la nécessité de contempler cette vérité. Les êtres souffrent de nombreux changements imprévisibles qui émaillent leur existence. Etre bouddhiste repose sur la nécessité pour l'homme de reconnaître que rien ne demeure immuable, ce qui est douloureux.

Interdépendance.

Aucun phénomène, aucune personne, n'existe de manière totalement indépendante. Tous sont codépendants. L'eau, par exemple, n'existe qu'en rapport avec l'air. Chaque chose dépend d'autres choses. C'est bien à tort que celles-ci nous apparaissent comme des entités indépendantes, possédant une réalité autonome, et que le moi qui les perçoit nous semble réel & concret. Cette vision erronée est à la racine de toutes les illusions et de toute souffrance.

Joyaux (Les Trois).

Etre bouddhiste consiste à trouver refuge dans les Trois Joyaux : le Bouddha, le dharma et le sangha.

* Le Bouddha est l'exemple que le chemin spirituel est possible.

* Le dharma est l'enseignement qui montre comment suivre ce chemin.

* Le sangha représente la communauté des moines qui accompagnent et guident les pratiquants sur la Voie.

Karma.

Le karma est la loi de causalité universelle selon laquelle tout acte produit des conséquences proches ou lointaines, des "fruits", rétribution ou sanction, dont la maturation le cours d'une vie. C'est le mécanisme par lequel les actes négatifs - mentir, voler, tuer - produisent la souffrance, et les actes positifs - donner, être patient, discipliné -, le bonheur. Rétributions ou sanctions ne sont pas imposées par une puissance extérieure mais sont le résultat d'une loi naturelle de cause à effet, dont la reconnaissance nous invite à devenir responsable de notre vie.

 Mandala.

Littéralement "cercle", un mandala est une représentation symbolique qui révèle l'ordre caché du monde. Le chaos de l'existence humaine s'y révèle dans son ordonnancement poétique. La plupart des monuments bouddhistes - temples, stupas, monastères - sont des formes de mandala invitant le pratiquant à trouver le centre de son être. Les mandalas les plus connus sont les peintures tibétaines souvent exécutées avec des poudres colorées qu'on souffle suffit à détruire, comme toute existence.

Nirvana.

Le nirvana correspond à la dissolution du moi illusoire, individuel et éphémère, et au déploiement de la liberté originelle. Il est l'espace qui libère l'homme de la souffrance, de la mort et du cycle des renaissances ainsi que du déterminisme du karma. Il est un état impossible à décrire car il se situe au-delà de toute pensée et de tout langage, le Bouddha ayant lui-même refusé de le définir.

Non-ego.

Pour le bouddhisme, le non-ego est notre état véritable, une ouverture initiale et spontanée, un état de simplicité et de curiosité bienveillante qui constitue notre être propre.

L'ego est en revanche une fiction que nous fabriquons, moment après moment, c'est-à-dire un processus constant qui nous prive de tout rapport réel à nous-mêmes. L'ego veut s'assurer que les choses lui soient bénéfiques et ne regarde la réalité qu'en fonction de son intérêt.

Renaissance - Réincarnation.

Le bouddhisme ne croit pas en l'immortalité de l'âme. chaque moment d'expérience est différent du précédent, et tout naît et meurt à chaque instant. Nous ne sommes pas les mêmes que ceux que nous étions il y a dix ans. Au moment de la mort, le même processus continue. Le bouddhisme ne croit donc nullement en la réincarnation entendue comme le retour de la même âme dans un autre corps. Il professe la notion de renaissance : nous prenons naissance, moment après moment, vie après vie  -  sans qu'aucune identité fixe ne subsiste à travers ce processus.

Samsara.

C'est le cycle incessant des naissances & des morts qui enchaîne tous les êtres. Le terme désigne donc l'état de tourment dans lequel les êtres errent, prisonniers des 3 poisons que sont l'attachement, l'aversion et l'ignorance. Le samsara est un cercle vicieux, où l'homme s'enferme à mesure qu'il veut s'en dégager  -  cherchant à gagner davantage de plaisir, fuyant la douleur et se moquant d'autrui. Le bouddhisme ne vise donc pas au bonheur, mais à sortir du samsara. De ce point de vue, le bien-être, qui enferme le sujet sur son propre plaisir, est, pour le bouddhisme, un égarement, car il ne peut nullemet nous libérer.

Souffrance

Le coeur de l'enseignement de Bouddha est que tout est "duhkha". Les traducteurs ont choisi de traduire "duhkha" par souffrance. Mais ce choix, que l'usage a fini par imposer, est impropre. Il serait plus exact de parler d'insatisfaction, du sentiment de manque, d'angoisse souvent diffuse, qui marque toute expérience.

Vacuité.

Pour le bouddhisme, tout est vide  -  non pas d'existence mais de nature propre. Les choses existent de leur propre droit sans notre jugement, nos opinions préconçues à leur égard. Le bouddhisme n'a donc rien d'un nihilisme, et il sait bien que les choses existent. Il cherche simplement à ne pas les étouffer dans les rets de nos fixations.

Zen.

Le terme est employé pour signifier "cool", détendu, calme. C'est surprenant, car le terme renvoie à une des écoles japonaises du bouddhisme qui met l'accent sur la rigueur propre à la pratique de la méditation (zazen), perçue comme le coeur de l'enseignement de Bouddha. C'est l'une des voies bouddhistes les plus austères et les plus radicales...



30/10/2010
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