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QUAND…

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Quand nous pourrons voir le monde, mes frères,

avec dʼautres regards que les nôtres seulement,

Quand nous ne serons plus troublés que nos aînés quelques fois

soient à nouveau des enfants effrayés ou perdus

et que nous leur pardonnerons dʼêtre ce quʼils sont,

Quand nous accepterons que ce que nous désirons

ne nous soit pas dû

et que les responsabilités aillent avec les privilèges

Quand nous saurons dire ASSEZ,

si dans le doute nous vérifions dʼabord

et ne répondons plus NOUS,

même à nos interrogations,

Quand ayant fait litière des préjugés

et fait le deuil aussi des illusions de lʼenfance,

Nous saurons lâcher-prise, faire de notre inconscient un allié,

et nous confier au ruissellement du temps,

Quand librement nous accorderons pensées,

paroles et sentiments,

Quand sans faillir à notre loyauté nous traquerons le secret

et que finalement nous saurons appartenir en étant différent,

Quand nous chercherons le sens avant même le confort

et que dans les revers et les infortunes

nous nous mettrons en quête du cadeau qui sʼy trouve caché,

Quand nous nous intéresserons, mes frères,

au trajet autant quʼà la destination,

Quand avec les amis, les enfants,

les patients nous partagerons avec tendresse

et avec tolérance notre temps, nos soins, notre attention

et aussi le savoir et le savoir faire que nous avons acquis,

Quand acceptant leurs différences sans en faire des rivaux

nous verrons partout chez les humains nos frères

et nos sœurs de toute éternité,

Quand nous serons vivants au lieu dʼexister seulement,

Quand nous serons aimants au lieu de convoiter

et aussi désirant sans chercher forcément à satisfaire nos désirs,

Croyant enfin au lieu dʼavoir croyance,

Alors mes frères nous pourrons passer

les quatre dernières portes :

*  Lâcher le besoin dʼêtre protéger,

*  Laisser la toute puissance,

*  Rompre sans ressentir la crainte : le nœud dʼidentité

*  Et finalement désentraver notre âme retenue

dans lʼespace et le temps ordinaire.

Alors mes frères ayant ouvert notre cœur

nous serons citoyens de ce monde

et pourrons, lʼheure venue, lumineux, sereins,

plonger dans lʼUnivers.

Poème dʼAlain Crespelle



03/07/2010
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