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VACCIN ANTI GRIPPE : BILAN D’UNE FOLIE !

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     Le 17 août 2011, l'Allemagne annonçait qu'elle allait faire incinérer environ 16 millions de doses de vaccin inutilisés contre la grippe H1N1, alors qu'elle a dépensé quelque 230 millions d'euros pour faire face à la pandémie annoncée avec 28 millions de doses. Elle avait cherché à revendre une partie de son stock, mais aucun pays n'avait manifesté son intérêt.

 Bien que l'OMS ait tout fait pour affoler la population, moins de 10 % des Allemands ont accepté de se faire vacciner en raison notamment d'une grande méfiance à l'égard des vaccins. Tandis qu'on proclamait qu'en cas de pandémie générale on pourrait très rapidement arriver à 1 million de morts au niveau mondial, l'OMS annonçait 816 morts dus au virus H1N1 au 27 juillet 2009, alors que la grippe saisonnière est responsable chaque année de 250 000 à 500 000 décès. Alors qu'aux États-Unis CBS News a déclaré que les cas d'H1N1 rapportés au CDC étaient surévalués de 97 %, aucune chaîne française n'a mis ce « détail » en valeur, ce qui montre bien quel est en vérité le pourcentage dérisoire de mortalité causé par cette grippe, en comparaison avec les décès par la grippe ordinaire, surévalués eux aussi, mais bien plus nombreux.

 Dans de nombreux autres pays, les populations ont également boudé les programmes de vaccination. Quant à la Pologne, la ministre de la santé a carrément refusé d'acheter leurs produits à des laboratoires pharmaceutiques internationaux qui gardent des informations secrètes sur leurs vaccins, refusent d'assumer leurs responsabilités en cas d'accidents et ne peuvent produire des preuves d'évaluation sérieuse sur leur rapport bénéfice/risque. Pour les autorités Polonaises, les vaccins ne servent que les intérêts financiers des laboratoires qui les commercialisent, et les administrer massivement correspondrait à jouer avec la santé de la population.

 En France, donc, Roseline Bachelot a fait le bonheur des laboratoires en commandant 94 millions de doses de vaccins, estimant qu'il fallait deux injections par personne. L'achat des vaccins aura donc coûté plus de 392 millions d'euros, avec des prix assez fantaisistes. Ainsi Sanofi-Pasteur a vendu sa dose 6,25 €, GSK 7 €, Novartis 9,34 € et Baxter 10 €. Pourquoi existe-t-il une telle différence de prix ?

 Certes, plus de la moitié de la commande, soit 50 millions de doses, a été annulée, mais les laboratoires ont alors été dédommagés à hauteur de 16 % du montant du contrat, soit la modeste somme de 48,5 millions d'euros.

 Ce qui laisse 44 millions de doses payées. Sur ce stock, 5,36 millions de personnes ont été vaccinées (soit moins de 10 % de la population), 3,41 millions de doses ont étés perdues (rupture de chaîne du froid, flacons multidoses entamés...). Roselyne Bachelot avait entamé des pourparlers pour revendre des millions de vaccins restants à d'autres pays, mais ses négociations n'ont pas eu plus de résultats positifs que ses achats de vaccins. L'Égypte devait racheter à la France quelques millions de doses, mais elle s'est finalement rétractée. Selon les informations d'Europe 1, la France n'a revendu que 310 000 doses, dont 300 000 au Qatar et le reste à Monaco, car il y avait des vendeurs sur le marché qui ont, semble-t-il, acquis la marchandise à meilleur prix que notre ex-ministre, et certains pays ont cassé les prix pour revendre leurs surplus de vaccins.

 Pour réduire ses stocks, la France a aussi fait des dons de 12 millions de doses à l'OMS. Ainsi, en Centrafrique, Marc Gentilini, ancien patron de la Croix-Rouge et membre de l'Académie de médecine, et qui a qualifié cette épidémie de « pandémie de l'indécence », a vu arriver dans des services de pédiatrie désargentés des vaccins contre la grippe A en provenance de France, alors qu'il aurait préféré recevoir des moustiquaires, bien plus utiles et sans effets secondaires.

 En juillet 2010, bien que quelques doses aient été utilisées dans la fabrication du vaccin contre la grippe saisonnière 2010-2011, les stocks s'élevaient encore à 21 millions de doses dont 12 millions ayant une date de péremption se situant entre juillet et octobre 2010. Elles ont donc été détruites.

 Il reste désormais 9 millions de doses de vaccins à brûler. Au fur et à mesure que les lots sont périmés, ils sont incinérés. Pour liquider l'intégralité du stock, 3 millions de vaccins vont ainsi être incinérés chaque mois jusqu'en novembre à 900 degrés dans une usine spécialisée dans l'élimination des produits pharmaceutiques. La facture de ces opérations d'incinération de vaccins devrait s'élever à 50 ou 60 000 euros.

 Aujourd'hui, Roselyne Bachelot et la plupart des protagonistes de ce feuilleton refusent de faire des commentaires sur la grippe A : « C'est une affaire classée ». Classée, peut-être, lamentablement sur le plan financier et seulement en attendant que les gens oublient le scandale, mais il est certain que pour le ministère de la Santé, « il y aura une prochaine fois ». En effet, des épidémies de grippe type A (H1N1), non pandémiques, ont été recensées maintes fois, et cette souche revient régulièrement dans la composition des vaccins anti-grippaux.

 Il suffira de reparler du virus H5N1, plus « terrifiant » que le précédent, pour que quelques illuminés payés par les laboratoires affolent à nouveau les journalistes pour que la population oublie combien elle a été grugée l'an dernier. Toutefois, ayant changé de tactique, l'OMS précise que les virus de grippe évoluent constamment, que les cas humains d'infection par le virus H5N1 restent des évènements rares et sporadiques qui se produisent là ou le virus est présent parmi la volaille et que l'évolution du virus de l'influenza aviaire H5N1 n'augmente pas le risque pour la santé publique.

 Aux États-Unis, des accidents se sont produits très peu de temps après la vaccination et il en est de même en Allemagne, Hongrie, Suède, Norvège, et Israël. Officiellement, là-bas comme ailleurs, il est évident que ces accidents sont dus au seul « hasard » car aucun signal particulier n'a été identifié durant toute la durée de la campagne de vaccination. Et les résultats du suivi de la dernière campagne vaccinale qui seront analysés par la Commission Nationale de Pharmacovigilance dans le courant du dernier trimestre 2011 prouveront sans aucun doute l'innocuité totale de ce poison.

 De toute manière, ces accidents et même ces décès ont peu d'importance puisque Glaxo-Smith-Kline a fièrement annoncé près?  d'un milliard de livres de bénéfice dû à son vaccin H1N1. On imagine les bénéfices des autres fabricants. C'est la seule incidence importante...

 Par Sylvie Simon (extrait d'un article paru dans Biocontact , novembre 2011)

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10/11/2011
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